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Samedi 7 novembre 2009
Le film de Fanny Armstrong, The Age of Stupid, a trois particularités.

La première est économique. Pour la production et le montage financier de son projet, la jeune réalisatrice a fait appel à une cagnotte et à des contributions de particuliers. Conséquence ? Les mains totalement libres, elle a pu traiter son sujet à l'abri de toute pression des producteurs.

La seconde est visuelle et filmique. Le film intrègre à sa trame narrative des extraits de documentaires bien réels pour étayer sa thèse (bien réelle elle aussi) : on va tous y passer. Des morceaux judicieusement choisis de docus s'entrecroisent et nous démontrent à quel point tous les phénomènes de la planète sont intimement liés.

La troisième est narrative. Pour la première fois, un film sur l'avenir de notre planète ne nous place pas dans "le juste avant" - ambiance leçon d'écologie. Il ne nous place même pas en plein milieu du "ouh la la on va tous mourir parce que l'eau monte !" - ambiance bombe à retardement. The Age of Stupid, comme son nom l'indique, nous montre l'après. Tout est fini, c'est trop tard, remballez, y'a plus rien à voir, c'est mort, fallait y penser avant - ambiance bande de crétins.

Ce film, dont le titre me semble terriblement approprié à notre époque, a le mérite de nous rappeler l'urgence, non pas de sauver la planète, sorte d'idéal abstrait, mais de peser nos gestes dans ce qu'ils ont de plus concret. Parce qu'ils conditionnent nos comportements et nos habitudes de consommation et entraînent dans leur sillage toutes les erreurs, petites et grandes, qui nous pourrions éviter.

Mais assez parlé, voici la bande-annonce. Vous me donnerez votre avis en sortant du cinéma.



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Double Take
Par Fabienne Gondrand - Publié dans : Cinéma - Communauté : Les traducteurs indépendants
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Jeudi 5 novembre 2009

(BBC) La compagnie high-tech NEC vient de créer une paire de lunettes à sous-titrage intégré.

Agencé comme une simple paire de lunettes, mais sans les verres, le casque est équipé d'un minuscule projecteur qui diffuse les images sur la rétine de l'utilisateur.

NEC a mis au point une version pour la traduction simultanée afin de fournir le sous-titrage d'une conversation entre deux interlocuteurs n'ayant aucune langue en commun.

La compagnie a annoncé que le gadget, baptisé le Tele Scouter, se destinait aux commerciaux et autres employés chargés de la relation clientèle.

Woman wearing subtitle specs, AFP/NEC Les lunettes seront en vente au Japon en 2010.



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Internet fin prêt pour le « chamboulement des langues »



Par Fabienne Gondrand - Publié dans : Mes traductions - Communauté : Les traducteurs indépendants
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Vendredi 30 octobre 2009

Lire l'article de la BBC.



Le régulateur internet Icann a ratifié un projet autorisant les adresses web de scripts non latins, dans un geste qui va transformer le monde de la toile.

 

Le bureau de l’Icann a voté, lors de sa réunion annuelle à Séoul, l’autorisation des noms de domaine en arabe, chinois et autres scripts.

 

Plus de la moitié des 1,6 milliards d’internautes actuels parlent une langue non latine.

 

On annonce cette décision comme le plus grand changement dans le fonctionnement d’internet depuis sa création il y a 40 ans.

 

Les premiers Internationalised Domain Names (IDN – Noms de Domaine Internationalisés) pourraient entrer en vigueur l’année prochaine.

 

Le projet d’IDN a été ratifié pour la première fois lors d’une réunion en juin 2008, mais les tests menés sur le système ont débuté en 2007.

 

Branle-bas technique

 

Cette décision ouvre la voie au changement du Domain Name System d’internet (DNS) afin qu’il reconnaisse et traduise les caractères non latins.

 

Les DNS fonctionnent comme des carnets d’adresse, transformant des noms de domaines facilement compréhensibles en une succession de chiffres lisibles par un ordinateur et connus sous le nom d’adresses IP (Internet Protocol).

 

L’Internet Corporation for Assigned Names and Numbers (Icann) a annoncé que « cette particularité technique incroyablement compliquée » permettant les noms de domaine internationalisés, allaient représenter le « plus grand changement » dans l’encodage qui sous-tend internet depuis ses débuts il y a quarante ans.

 

Le spécialiste technologie de la BBC, Mark Gregory, rappelle qu’aux premiers jours d’internet, la question de la langue ne se posait pas, étant donné que la plupart des internautes parlaient anglais et que les autres avaient recours à des langues basées sur l’alphabet latin.

 

Ce n’est plus le cas aujourd’hui, rectifie Mark Gregory.

 

L’Icann a annoncé qu’il accepterait les premières demandes d’IDN le 16 novembre et que les adresses feraient leur apparition « mi-2010. »

 

La majorité d’adresses web non latines sera vraisemblablement de scripts arabes et chinois, suivis de scripts en russe.

 

Certains pays, comme la Chine ou la Thaïlande, ont déjà introduit des solutions de rechange qui permettent aux internautes de taper les adresses web dans leur propre langue.
 

Cependant, ces dernières n’ont pas été approuvées au niveau international et ne fonctionnent pas nécessairement sur tous les ordinateurs.
 

Autonomie

 

Notre correspondant précise que le but du vote de l’Icann était de créer un encodage universel d’adresses internet qui fonctionne dans n’importe quelle langue et partout dans le monde afin que tous les ordinateurs du globe puissent être interconnectés.
 

« Sur les 1.6 milliards d’internautes du globe, plus de la moitié utilisent des langues dont les scripts ne sont pas d’origine latine », a expliqué Rod Beckstrom en début de semaine.
 

« Ainsi ce changement est-il vraiment nécessaire non seulement pour la moitié des internautes actuels, mais sans doute aussi, vu qu’internet continue à s’étendre, pour plus de la moitié des usagers à venir. »
 

L’Icann a été créé à l’initiative du gouvernement américain en 1998 pour superviser le développement d’internet.
 

Le mois dernier, après des années passées à essuyer des critiques, le gouvernement américain a relâché son contrôle sur l’organisme à but non lucratif.
 

Le gouvernement américain a signé un nouvel accord donnant pour la première fois son autonomie à l’Icann. Cet accord a pris effet le 1er octobre et livre l’Icann à l’examen de la « communauté internet » mondiale. 

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Par Fabienne Gondrand - Publié dans : Mes traductions - Communauté : Les traducteurs indépendants
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Mardi 27 octobre 2009

Jonathan Fildes  BBC News

 

Internet est à deux doigts du « plus grand changement » dans son fonctionnement « depuis son invention il y a 40 ans », a déclaré le régulateur internet Icann.

 

L’organisme a annoncé qu’il finalisait des plans en vue d’introduire des adresses web utilisant des caractères non latins.

 

La proposition – approuvée initialement en 2008 – permettrait l’écriture des noms de domaines en scripts asiatiques, arabes et autres.

 

Si les plans définitifs sont approuvés le 30 octobre, l’organisme acceptera les premières demandes dès le 16 novembre.

 

Les premiers Noms de Domaine Internationalisés (Internationalised Domain Names, IDN) pourraient faire leur apparition « mi-2010 », selon le président de l’internet Corporation for Assigned Names and Numbers (Icann)*.

 

« Sur les 1.6 milliards d’internautes du globe, plus de la moitié utilisent des langues dont les scripts ne sont pas d’origine latine », a expliqué Rod Beckstrom à l’ouverture de la conférence de l’Icann à Séoul en Corée du Sud.

 

« Ainsi ce changement est-il vraiment nécessaire non seulement pour la moitié des internautes actuels, mais sans doute aussi, vu qu’internet continue à s’étendre, pour plus de la moitié des usagers à venir. »

 

Une réglementation allégée

 

Les plans d’IDL (Interface Definition Language) ont été approuvés au cours d’une réunion en juin 2008. Cependant les tests sur le système ont démarré en amont de cette date, a précisé Peter Dengate Thrush, le président du conseil d’administration chargé du suivi de projet.

 

« Il faut bien saisir à quel point cette particularité technique est incroyablement compliquée », a-t-il ajouté.

 

« En fait nous avons créé un système de traduction différent. »

 

Les changements seront appliqués au Domain Name System d’Internet. Selon le principe d’un annuaire téléphonique, les noms de domaines simples, comme bbc.co.uk, seront traduits en une succession de chiffres lisibles par un ordinateur et connus sous le nom d’adresses IP.

 

Les réglages permettront à ce système de reconnaître et de traduire les caractères autres que latins.

 

« Nous avons confiance dans son fonctionnement car nous le testons depuis deux ans », a expliqué M. Dengate Thrush. « Nous sommes fin prêts à le mettre en route. »

 

Certains pays, comme la Chine ou la Thaïlande, ont déjà introduit des solutions de rechange qui permettent aux internautes de taper les adresses web dans leur propre langue. Cependant, ces dernières n’ont pas été approuvées au niveau international et ne fonctionnent pas nécessairement sur tous les ordinateurs.

 

Le groupe en réunion en Corée du Sud abordera également le projet d’introduire des Top Level Domains (TLD) génériques, tels que .uk et .com.

 

L’an dernier, l’organisme a voté en faveur de l’allègement de la réglementation sur les TLD, ce qui signifie que les entreprises pourraient transformer des noms de marques en adresses internet, et que les particuliers pourraient utiliser leurs noms.

 

L’Icann a été créé à l’initiative du gouvernement américain en 1998 pour superviser le développement d’internet.

 

Le mois dernier, après des années passées à essuyer des critiques, le gouvernement américain a relâché son contrôle sur l’organisme à but non lucratif.

 

Le gouvernement américain a signé un nouvel accord donnant pour la première fois son autonomie à l’Icann. Cet accord a pris effet le 1er octobre et livre l’Icann à l’examen de la « communauté internet » mondiale.

 

* L’ICANN est un forum permettant d'assurer une coordination (gouvernance)  mondiale nécessaire à la bonne gestion de certaines ressources liées au nommage et à l'adressage sur internet (délégation des noms de domaine de premier niveau, répartition mondiale des adresses IP , déploiement de certains protocoles liés au DNS , etc).

 

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My ordinateur's fluent en anglais

Par Fabienne Gondrand - Publié dans : Mes traductions - Communauté : Les traducteurs indépendants
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Vendredi 23 octobre 2009
Deux films ont laissé une forte impression cet automne au Festival du Nouveau Cinéma de Montréal.

La réalisatrice Lone Sherfig (Italian for Beginners - Wilbur Wants to Kill Himself) peint dans An Education le portrait d'une jeune fille de 16 ans, au sein du swinging London des années 60, prise dans les filets d'une histoire d'amour avec un gentil gars qui s'avère être un voleur à la petite semaine, un joli voyou, et surtout un trentenaire affabulateur et lâche.

Dans Precious, adapté du roman Push de Sapphire, le réalisateur Lee Daniels se penche sur le sort de Clareece "Precious" Jones, une adolescente d'Harlem, illétrée, obèse, objet de la haine de sa mère et des viols de son père, qui est enceinte de son deuxième enfant.

A Londres, la jeune J enny a un avenir prometteur. Excellente en classe (à part en latin), elle vise une place à Oxford. Passionnée d'art, de culture française, de musique et de sophistication en général, la jeune Jenny a tôt fait d'abandonner ses études pour mener la grande vie avec son amant.

Pendant ce temps, à Harlem, Precious, enceinte, quitte son lycée sur les conseils de sa proviseure et entre dans un institut d'éducation spécialisée sous la houlette d'une jeune professeure pleine de force et de sollicitude (Paula Patton).




Le monde de Jenny, jusqu'alors rythmé par les études et la vie à la maison, sombre dans la perdition. Soudain impertinente et nonchalente, la jeune lycéenne prometteuse se fait renvoyer par sa proviseure (Emma Thompson) et désavouer par sa professeure de lettres (Olivia Williams). La fin est proche, et le réveil, douloureux et brutal, aura tôt fait de ramener la demoiselle à la réalité.

Precious, au sein de son institut, apprend à écrire, à s'exprimer, à être et travailler en groupe, et à raconter son histoire. La force de sa professeure n'a pas de limite, sa compassion et sa détermination ont raison des plus féroces obstacles qui se dressent sur le chemin de Precious. D'adolescente illétrée, obèse, démunie et battue, Precious devient une femme, une mère, un être en possession de son histoire et de son destin. Un être éveillé à l'écriture, sauvée de la violence et d'une mort certaine par la connaissance, l'étude, l'éducation.

Jenny, revenue de sa crise identitaire, reprend le rênes, met un point final à son errance romatique et se tourne vers le seul allié qui lui reste : sa professeure de lettres. Elle se remet au travail, d'arrache-pied, faisant ainsi le choix de ne pas être "la femme de", cet objet-femme mariée dont la sécurité financière n'est plus un problème. Jenny devient une jeune femme éduquée, singulière, sophistiquée à sa façon, cultivée et indépendante. Les voies de la vie adulte lui sont ouvertes.

Deux films, deux parcours, deux éducations, deux beaux récits de liberté.

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Par Fabienne Gondrand - Publié dans : Cinéma - Communauté : Les traducteurs indépendants
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